SOMMAIRE

- ERREUR 1 : Mélanger tous niveaux d’anxiété et tous niveau d’impro

- ERREUR 2 : De trop grands groupes : 8 à 10 max

- ERREUR 3 : L’engagement à l’année

- ERREUR 4 : Pas de respect de la thématique par atelier

- ERREUR 5 : Faire beaucoup d’ateliers alors que je débutais

- ERREUR 6 : Je gérais mal mon temps

- ERREUR 7 : Je n’avais pas la bonne façon d’expliquer

- ERREUR 8 : Je ne me rendais pas compte que certains était particulièrement anxieux à l’idée de faire certains exercices

- ERREUR 9 : J’avais trop tendance à trop expliquer

- ERREUR 10 : Je n’explicitais pas assez certaines choses essentiels. Certains ne comprenaient pas l’utilité

- ERREUR 11 : La mauvaise idée d’encourager les gens qu’ils sauront avoir plein d’idées en impro un jour.

- ERREUR 12 : Diviser mon attention de la mauvaise façon

- ERREUR 13 : Parler trop vite

- ERREUR 14 : Suivre trop fidèlement mon déroulé d'atelier

- ERREUR 15 : Dire que ce n'est pas grave si les gens sont en retard

Mes ateliers étaient mauvais (mes 15 erreurs que je regrette) 😢

J’étais une « mauvaise prof » car j'ai fait beaucoup d'erreur entre 2019 et 2022.

 

Tout d’abord merci à tout ceux qui m’ont fait des retours, c’est grâce à vous si j’ai pu progresser et améliorer les ateliers.

 

À mes début c’était difficile. Savoir bien animer est compliqué, encore plus quand le public est constitué de personnes souffrant d’anxiété. Je dois agir avec tact pour essayer de les aider à s’exprimer, sans que ce soit brutale. Un sacré travail d’équilibriste.

 

Je me me rendais pas compte dans quoi je me lançais. C’était plus complexe que ce que je pensais.

 

J’avais de bonnes intentions, mais j’ai malheureusement fait beaucoup d’erreurs...  c’était tout nouveau et j’ai essayé de faire ce qui me semblait le mieux. Il fallait que je tente des choses. Ça aurait été trop beau que tout marche du 1er coup.

 

Je vais vous partager mes erreurs.

 

Pourquoi ? J’ai envie de prouver que tout s’apprend. Les gens à mes ateliers apprennent l’activité qu’ils viennent pratiquer, et moi, j’apprends à animer.  Même si ça fait un bon moment que je fais ça, je ne cesse d’apprendre continuellement.

 

- ERREUR 1 : Mélanger tous niveaux d’anxiété et tous niveau d’impro.

 

Auparavant je mélangeais tout le monde, tous niveaux d’anxiété et tous niveaux d’aisance en d’impro.

 

J’espérais qu’il y ait une émulation = que les plus à l’aise influencent de la bonne façon les plus anxieux : que les plus à l’aise montre aux moins à l’aise qu’on peut se lâcher même si on a de l’anxiété. Je voulais que ce soit porteur de motivation pour ceux ayant plus de retenus.

 

En réalité la plupart du temps les moins confortable en impro se comparait aux moins anxieux et aux plus expérimenté en impro. Ça les stressait encore plus. Je m’en suis voulu.

 

J’ai donc essayé de proposer les exercices les plus simple, pour que ce soit le moins anxiogène pour les plus anxieux. Malheureusement les plus à l’aise s’ennuyaient.

 

=====> Aujourd’hui j’ai établis 4 niveaux d’impro : mini pas, petits pas, moyens pas, et grand pas.

 

Depuis cela marche beaucoup mieux ! Les plus anxieux sont à l’aise d’être avec des gens ayant le même niveau d’anxiété qu’eux. Et les moins anxieux sont ravi de pouvoir pratiquer plus, et faire des exercices plus challengeant.

 

Pour l’atelier prise de parole je vais redémarrer l’année avec un atelier niveau 1 et un atelier niveau 2.

 

Pour l’atelier conversation et l’atelier stand-up je n’ai malheureusement pas encore assez d’intéressés pour diviser par niveau.

 

- ERREUR 2 : De trop grand groupes : 8 à 10 max.

 

En 2019-2020 je pensais pouvoir faire des groupes de 8 à 10 max. Ça me permettait aussi de pouvoir proposer un tarif plus bas (amortir les frais de fonctionnement associatif en divisant par 8 ou 10 est plus léger que diviser par 6).

 

Mais au final c’est plutôt 6 que les gens sont prêt à accepté quand ils débutent.

 

=====> J’ai donc changé à 6 max pour l’atelier d’impro « mini pas » et « petits pas » où les gens viennent chercher plus de simplicité dans les exercices, et 8 max pour l’atelier « moyens pas » et « grand pas » où les gens viennent chercher plus de challenge.

 

- ERREUR 3 : L’engagement à l’année.

 

Beaucoup n’étaient pas dans chaud pour faire toutes les séances programmées sur l’année.

 

Il y avait pas mal d’absences, et parmi ceux qui venaient, j’avais l’impression que certains se forçaient à venir car avait payé. Et non pas parce qu’ils en avaient vraiment envie.

 

À côté beaucoup de gens m’ont fait savoir qu’ils préféraient une formule à la carte.

 

=====> Au final j’ai décidé de passer à la formule à la carte. Même si cela me demande plus d’organisation et que cela génère moins de recettes pour l’association.

 

Car en 2019-2020 si on voulait s’inscrire c’était 26 séances sur l’année pour 370€. Les gens s’inscrivent une fois en début d’année et c’est tout.

 

Maintenant je gère les inscription tout le long de l’année. Ça me prend du temps mais c’est ce qui est préféré par la majorité.

 

- ERREUR 4 : Pas de respect de la thématique par atelier.

 

Il n’y avait pas de fil précis dans mes 1er ateliers. Avant je prévoyais une liste d’exercices pour faire travailler des choses précises. Mais souvent en expliquant les notions je finissais pas divaguer vers d’autres notions. Je partais dans tous les sens et il y avait trop d’infos par atelier.

 

Maintenant je me rends compte de la stupidité. Ça serait comme si un prof de math voulais faire travailler les équations pendant un cours, et finalement se met aussi à parler des probabilités, des fonctions, et de géométrie. Même si cela à un lien avec le sujet initiale, ça part dans tout les sens et il est dur de retenir l’essentiel.

 

Je voulais donner le plus d’infos possible pour aider le plus les gens, mais en réalité je les perdais encore plus.

 

C’est un gros problème du à mon TDAH qui me rend très impulsive et me fait parler sans réfléchir. (j’ai du mal à penser avant de parler, je parle au moment même où je pense). J’ai au fil du temps appris à dompter mon trouble. Aujourd’hui j’arrive mieux à réfléchir avant de parler, je suis plus claire et concise. Même s’il m’arrive encore de dériver, j’essaye de ne pas aller trop loin et revenir rapidement au sujet du jour.

 

J’avais peur que les gens ne me comprennent pas, alors j’avais tendance à trop expliquer, à me répéter en expliquant d’une autre façon. Alors que je devrais faire confiance aux gens que la plupart du temps ils me comprenaient, et s’ils ne me comprenait pas alors les laisser me poser des questions.

 

=====> Au final je conçois chaque déroulé d’atelier avec quelque axe de travail précis (2-3 en général), qu’on prend le temps d’approfondir.

 

 

- ERREUR 5 : Faire beaucoup d’ateliers alors que je débutais.

 

J’ai voulu aller trop vite. J’ai voulu aider le maximum de gens le plus vite possible. J’animais 4 ateliers d’impro par semaine.

 

Je ne me sentais pas de dire non à des gens, je voulais proposer autant d’atelier que mon temps me le permettait à mes débuts. J’avais pas mal de monde à l’époque car je proposais mes ateliers d’impro à 5€, et faisais de la pub sur un grand groupe faceboook. ça faisait venir du monde. Aujourd’hui j’ai beaucoup moins de monde, surement le covid qui a changé les habitudes.

 

=====> Aujourd’hui je peux animer 4 ateliers, j’ai l’habitude. Mais au début, c’était trop, trop nouveau, trop fatiguant. J’aurai du y aller « à petits pas ».

 

Ma fatigue mentale impactait mes ateliers, je n’étais pas assez concentré donc cela perdait en qualité.

 

 

- ERREUR 6 : Je gérais mal mon temps.

 

Avant je mettais des alarmes pour essayer de mieux gérer mon temps mais au final je n’y faisais pas attention car ça sonnait quand je parlais ou quelqu’un jouait : j’éteignais de façon automatique et j’oubliais.

 

Je débordais souvent, mes ateliers duraient plus longtemps que prévu. Ce n’est pas bien, car les gens ont une temps de concentration limité. Au delà de 2h ça fait beaucoup et ça devient même contre productif de continuer au delà.

 

====> Aujourd’hui à force de pratique, je check automatiquement l’heure après avoir fait chaque exercice, et d’instinct je sais quels exo propose pour le temps qu’il reste.

 

 

- ERREUR 7 : Je n’avais pas la bonne façon d’expliquer.

 

Par exemple je n’arrivais pas à transmettre les échauffements pour ce que c’était : un amusement pour s’échauffer le corps et l’esprit.

 

J’ai toujours dis que les échauffements n’était pas « des jeux qu’il fallait gagner », j’appuyais sur le fait qu’il fallait s’amuser. Mais certains jeux avaient des règles demandant de la concentration, ce qui est difficile de maintenir quand on est anxieux et parasité par des pensées anxiogènes.

 

Mes sélections de jeux était maladroites, je n’avais la bonne intuition sur les bons jeux à choisir.

 

Je l’ai réalisé quand quelqu’un m’a dit « les échauffements me stressent plus que les exercices ».

 

=====> Aujourd’hui j’ai aiguisé mon oeil : je repère quels jeux semblent les plus adéquats pour chacun. À présent j’ai une liste de jeux d’échauffements qui marchent bien et qui amuse vraiment les anxieux plutôt que les stresser.

 

Les jeux de bases que j’ai appris en ateliers d’impro tout public sont souvent challengeant car adapté pour de non-anxieux. Je ne peux pas les reprendre tel quel. J’ai su au fil du temps adapter les règles de certains jeux pour que cela ne soit pas anxiogène, ou du moins très peu.

 

 

- ERREUR 8 : Idem pour les exercices, à mes débuts en animation : je ne me rendais pas compte que certains était particulièrement anxieux à l’idée de faire certains exercices. Certains n’osaient pas passer. Je me sentais vraiment mal pour eux. Je veux tout sauf effrayer les gens.

 

C’est mon travail de faire en sorte de proposer des choses suffisamment progressif dans la difficulté. Je n’arrivais pas à jauger suffisamment la progressivité dans la difficulté. Trop souvent c’était trop facile ou trop difficile.

 

=====> Aujourd’hui j’ai aiguisé mon oeil : j’ai créée plein d’exercices adaptés aux anxieux pour débuter en impro, et j’en ai réadapté plusieurs existants pour les simplifier.

 

 

- ERREUR 9 : J’avais trop tendance à trop expliquer, car je sais que les plus anxieux ont généralement besoin d’avoir le plus d’informations possible (savoir ce qu’il va se passer rassure).

 

Sauf que j’avais tendance à trop en faire, parfois quand il n’y en avait pas besoin. Je m’inquiétais trop.

 

Alors que je devais juste regarder les gens et m’adapter !

 

=====> Aujourd’hui je regarde les gens quand j’explique un exercices. Et je vois quand les gens sont anxieux, ça se voit dans leur regard, l’air inquiet.
Quand je vois plusieurs regards de ce type, je dis des mots rassurants.

 

Et quand je vois plusieurs froncement de sourcil, je comprends que mes consignes ne sont pas clairs alors je donne plus de détails.

 

En l’absence de ces signaux j’évite, et je laisse les gens venir à moi s’ils ont des questions.

 

Je fais confiance qui si on ne me demande rien de plus, c’est qu’on en a pas besoin.

 

 

- ERREUR 10 : Je n’explicitais pas assez certaines choses essentiels. Certains ne comprenaient pas l’utilité.

 

Par exemple le cercle au début de l’atelier,  je demande à faire un cercle, symétrique. La raison est simple : le but est de faire en sorte de créer une inclusion, que tout le monde se voit tout autant bien l’un que l’autre, en se tournant à droite ou à gauche.

 

Voici ici un cercle parfait, chaque point est une personne.

 

Sauf que spontanément certains sont plus reculé que d’autre. Par exemple :

 

Certains sont plus éloigné, ils n’osent pas s’approcher, je ne sais pas si c’est consciemment ou inconsciemment. Mais je savais que cela été lié à l’anxiété. Car les plus éloigné était toujours ceux qui s’exprimaient le moins (ou pas du tout).

 

Cela fait sens car ils ont besoin de plus de temps pour s’ouvrir aux autres.

 

Et puis c'est un réflexe normal (comme moi à l'école quand restais toujours au fond dans un coin, pour attirer le moins de regard possible vers moi).

 

Mais cela m’embêtais car comme ils sont plus éloigné, on les voit moins, on les remarque moins, on les regarde moins. Ce qui leur donne encore moins la chance de s’exprimer. Et moi je n’ai pas envie de les oublier. Je veux qu’ils se sentent inclus et acceptés.

 

Je les invitais à chaque fois à se rapprocher, au début je ne prenais pas la peine d’expliquer. Je disais pour blaguer « désolée vous pouvez vous rapprocher pour faire un vrai cercle ? Je suis un peu névrosé j’aimerai que ce soit symétrique haha ».

 

Sur le coup ça me semblait vraiment être une bonne idée. Je voulais faire un peu d’humour et d’autodérision pour détendre l’atmosphère. Tout en faisant en sorte qu’ils se rapprochent sans trop blablater. Au final je voyais que ça ne marchait pas, les gens se rapprochait mais encore trop peu. Les gens ne rigolaient pas à ma blague.

 

J’ai continué pendant un moment comme ça car je n’avais pas mieux.

 

À force de prendre du recul, j’ai compris que c’était une mauvaises idée, car si les gens ne se rapprochent pas c’est par peur et méfiance. Alors leur demander de se rapprocher juste parce que je veux un beau cercle, ça fait passer mon besoin superficiel (qui est un faux besoin je rappelle) par dessus leur besoin de se protéger en se mettant un peu à l’écart.

 

Après réflexion je me sens bête, ça me semble évident. Mais mieux vaux tard que jamais.

 

Aujourd’hui j’ai trouvé une meilleure façon d’expliquer, simplement « pouvez vous vous rapprochez plus s’il vous plait ? J’aimerai faire un vrai cercle afin que tout le monde soit inclus dans le cercle et que tout le monde se sentent inclus, et pas mis à l’écart car on vous remarque moins et on risque de moins vous entendre ». ça fait plus de blabla que ma blague, mais au moins c’est clair et les gens comprennent mieux l’utilité du cercle.

 

 

- ERREUR 11 : La mauvaise idée d’encourager les gens qu’ils sauront avoir plein d’idées en impro un jour. De cette façon je voulais les rassurer qu’ils allaient tous progresser. Mais cela pouvait être interprété comme un objectif à atteindre.

 

Ce n’est pas la bonne méthode.

 

La bonne méthode est de montrer qu’il est possible de jouer même quand on a peu d’idée. Depuis que je présente les choses ainsi, les gens sont beaucoup plus serein et s’amusent beaucoup plus.

 

J’ai compris que l’essentiel est d’aider à acquérir une bonne attitude face à l’impro : apprendre à être plus serein et  se prendre le moins possible la tête.

 

J’ai fini par comprendre que les gens avait principalement besoin d’apprendre à lâcher-prise, plutôt qu’apprendre à faire de l’impro.

 

 

- ERREUR 12 : Diviser mon attention de la mauvaise façon.

 

L’autre problème avec un groupe de 8 avec des niveaux d’anxiété différent :

 

Mon rôle est aussi de porter attention à l’anxiété de chacun et rassurer. Plus il y a de monde et plus je dois prendre le temps de rassurer, c’est du temps de pratique en moins. Et puis quand je vois des gens qui ont l’air plus anxieux, je sentais qu’instinctivement je m’attardais plus sur eux pour les rassurer.

 

Mais bien sûr « ils on l’air plus anxieux ». Je sais que ce n’est pas toujours le cas. Il y a des gens plus expressif, leur inquiétude se voit plus facilement sur leur visage. Cependant, je sais que certains intériorisent plus.

 

Ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas les larmes aux yeux ou n’est pas crispé qu’ils n’est pas anxieux, certains cela ne se voit pas.

 

Mais sur l’instant j’avais encore beaucoup de mal, je réagissais à l’instinct et me focalisais sur les plus expressif. Difficile de ne pas sur-réagir quand on voit des gens avec un regard de détresse.

 

À côté j’avais donc tendance à oublier ceux qui n’avaient pas d’anxiété visible, j’ai peur d’avoir involontairement fait sentir à certains qu’ils étaient délaissés.

 

Je l’ai d’autant plus compris quand j’ai récemment envoyé les questionnaires pour connaitre les envies de chacun pour cette année.

 

J’ai pu constaté qu’il y avait des gens avec une anxiété visible qui indiquait « avoir seulement UN PEU besoin d’être rassuré » ou « n’ont pas du tout besoin d’être rassuré ».

 

Et de l’autre des gens non expressif qui indiquait « avoir beaucoup besoin d’être rassuré ».

 

Se reposer uniquement sur les réactions visible physiquement n’est donc pas un indicateur fidèle.

 


J’ai fait plein d’erreurs et je regrette. Aujourd’hui tout cela me semble évident, mais ça ne l’était pas à l’époque. Il y a des tonnes de variables à prendre en compte.

 

CONCLUSION : Dans tout domaine il faut y aller petit pas par petits pas. Mieux vaut aller progressivement, plutôt que courir et prendre le risque de tomber et se casser les dents.

 

J’étais mauvaise. Heureusement c’est du passé.

 

Je ne dis pas être parfaite aujourd’hui, ce n’est pas possible d’être parfait. Il y aura toujours des insatisfaits. Mais j’ai beaucoup plus de gens satisfaits qu’avant et c’est un signe de mon amélioration.

 

Heureusement, je continue de progresser. Encore aujourd’hui j’apprends progressivement à mieux concevoir mes ateliers.

 

Merci a tout ceux qui m’ont fait des retours. Certains n’osent peut être pas en pensant qu’ils serait dur. Ce n’est pas être dur, c’est être juste. Grâce à vous, vous m’avez permis de m’améliorer, et donc fait en sorte que cela puisse mieux aider les participant.e.s aux ateliers.


- ERREUR 13 : Parler trop vite

J'ai un trouble de l'attention avec hyperactivité, j'ai toujours eu une mauvaise rétention des informations (mauvaise mémoire courte terme). En clair : depuis l'enfance j'ai pris l'habitude de parler vite pour éviter d'oublier ce que je voulais dire.

 

Il y a une impulsivité associé à l'hyperactivité, ce qui fait que je divague très facilement, c'est plus fort que moi. Avec le flot d'idée qui me vient en tête, j'ai énormément de mal à me retenir et tout sort tout seul au moment où je le pense (c'est à dire très vite).

 

PROBLÈME : On peut avoir énormément de mal à me suivre, il faut s'accrocher et se concentrer. 😅

Les gens qui sont comme moi apprécient ma vitesse. Mais pour d'autres c'est très fatiguant de suivre ma cadence.

Mais ce n'est pas mon but de perdre une partie des gens ! Mon but est de faire en sorte que mes ateliers soient accessible à tous.

 

Au début de l'association j'avais beaucoup de mal à me rendre compte. Je ne pensais pas à m'observer de l'extérieur car j'étais trop focus à essayer d'animer l'atelier.

 

J'ai au fil du temps essayé de travailler dessus. À force d'habitude, animer est devenu une seconde nature, je dépense moins d'énergie pour animer et cadrer des exercices. J'ai donc plus d'espace mentale pour m'observer et essayer de réguler ma vitesse.

 

Ce n'est pas encore parfait, j'essaye de travailler dessus. Il faut vraiment que je me concentre pour essayer de retenir les informations en tête et ne pas les oublier.

 

Malheureusement je suis humaine et parfois je suis fatigué, dans ces moments là j'ai plus de difficulté à me contrôler et donc réguler ma vitesse.

 

ça peut paraître surprenant des personnes qui n'ont pas de TDAH car cela semble contradictoire. J'ai une amie qui a aussi un TDAH qui m'a dit "quand je suis fatigué j'ai plus d'énergie", ça m'a fait rire parce que dit comme ça semble con mais c'est totalement crédible. La fatigue fait qu'on a moins de filtre, donc on a plus tendance à "partir en roue libre".

 

C'est ballot car je suis insomniaque à cause de mon trouble anxieux généralité, donc il m'arrive souvent d'animer fatigué.

 

Ma résolution pour cette nouvelle saison : résoudre mes problèmes de sommeil, pour mieux dormir, pour pouvoir mieux animer.

 

- ERREUR 14 : Suivre trop fidèlement mon déroulé d'atelier


Je voulais suivre mon déroulé d'exercices trop fidèlement.

 

Alors que sur l'instant je me rendais parfois pas compte que l'exercice n'était pas adapté à certains.

 

Plus je vois quelqu'un en atelier, plus j'apprends à le connaitre et savoir ce qui lui est accessible et plaisant.

 

Mais quand je connais peu la personne, je peux plus souvent me tromper. Par le passé je ne prévoyais pas solutions B, je n'avais pas d'autres exercices que ceux prévu. Donc j'étais obligé de faire ce qui n'était pas forcément adapté.

 

Aujourd'hui je prévois donc une liste plus variés d'exercices, qui respecte la thématique du jour.

 

Ce qui me permet de sélectionner ceux qui seront le plus adapté en fonction du groupe et de chaque personne. Je saute des exercices si je sens qu'il serait trop facile et ennuyeux OU trop dur et compliqué. ça dépend de chaque groupe.

 

Il faut que j'arrive à proposer des exercices qui sont dans les JUSTE MILIEU : un peu challengeant mais plaisant.

 

Exemple : je me rend compte qu'il y a des gens particulièrement anxieux donc ont besoin de plus d'exercices préparatif avant de s'attaquer à un exercice plus complexe.
Si je sens que les gens sont assez chaud et motivé alors je propose directement des exercices plus challengeant.

 

Exemple : je me rend compte que certains ne se sent pas à l'aise de faire un jeu ou exercice où il faut porter la voix. Alors je vais sélectionner un exercice où on a pas à le faire.

 

Exemple : Je me rends compte que certains ne sont pas à l'aise de jouer les émotions, alors je vais plutôt prendre un exercice de mime.

 


- ERREUR 15 : Dire que ce n'est pas grave si les gens sont en retard

 

Lors de la 1ère année de l'association, une personne était arrivé en retard et avait pleuré car s'était senti coupable.


ça m'a beaucoup inquiété, j'ai eu peur que certains soient stressé à l'idée d'être en retard.


C'est pourquoi j'avais dit "c'est parce si vous êtes en retard, mais prévenez".

 

Résultat : 85% des gens arrivaient en retard. Parfois même 15 ou 20 min en retard. C'est énorme. 😱

 

En réalité c'est faux, ce n'est pas "pas grave". Car cela chamboule le déroulé de mon atelier, j'ai prévu un nombre précis d'échauffement et d'exercices qui nécessaire un nombre précis de personnes. Quand il n'y a que 2 ou 3 personnes à l'heure, c'est trop peu pour faire les jeux d'échauffements.

 

De plus quand il y avait des retardataires, je devais réexpliqué les consignes qui ont été ratés. Ce qui rallongeait le temps d'échauffement ou d'exercices.

 

Ce n'était vraiment pas cool pour les autres participant.e.s qui venaient à l'heure et devaient ré-entendre les mêmes consignes.

 

Au final j'ai décidé de toujours donner rdv 15 ou 10 min avant l'atelier. Le temps de faire connaissance avec les autres participant.e.s.

 

Ainsi, même en étant en retard, les gens arrivaient à l'heure à l'atelier. Ou alors légèrement en retard, ce qui n'était pas dérangeant si c'est juste 5 min.

 

De plus, donner rdv avant l'atelier permettait de "briser la glace" et se familiariser avec les autres participant.e.s avant de jouer avec eux. Quand j'ai commandé à faire ça c'était génial ! J'ai senti que les gens étaient plus détendu avant de commencer l'atelier. Le fait de discuter avec les autres et voir qu'ils sont sympa permettait à chacun d'être plus relax.

 

C'est surtout visible pour ceux qui ont une anxiété sévère ou moyenne. Pour ceux ayant une anxiété légère cela ne fait pas grande différence.

 

J'ai conclu que simplement ne pas reprocher les retards suffisait à ne pas rendre la majorité anxieuse.

 

Par contre je remercie toujours chaudement quand les gens arrivent à l'heure ou en avance. En psychologie on appelle ça le "renforcement positif". C'est une façon plus pédagogique pour inciter à être à l'heure, ce qui au final arrange tout le monde.

 

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Pour participer à un atelier de l'association (conversation, prise de parole, stand-up, improvisation théâtrale) :

https://www.helloasso.com/associations/a-petits-pas-a-p-p

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Article écrit par Ehlios

N'hésitez pas à commenter si vous remarquez des fautes de frappe ou d'orthographe.

Tag(s) : #Animation, #Improvisation théâtrale
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